Apoptose

 

 

Sur le blog de Paul Jorion (14-05-2019) :

 

Le fascisme en col blanc travaille directement pour la Banque, tout le monde le sait. Celui en col bleu le fait d’une manière indirecte mais l’histoire nous montre comment cela fonctionne : quand un fascisme en col bleu, du type du national-socialisme allemand ou du fascisme italien, se met en place, il s’arrange pour travailler pour la Banque quand même de manière détournée, de manière moins visible mais, à l’arrivée, on s’aperçoit  que c’est la même chose…
A l’arrivée, malheureusement, fascisme en col blanc ou fascisme en col bleu, ils arrivent au même résultat : une espèce d’embrigadement pour nous faire revenir au niveau de la fourmilière…

Il n’est pas impossible, c’est un des scénarios, vous le savez bien, que nous ayons déjà déterminé inconsciemment que, pour nous, sur cette planète, c’est râpé parce que l’on ne renversera pas les processus qui sont les processus d’extinction de la vie en général. Il restera probablement des bactéries et des virus au fond des océans, oui, pendant un certain temps, puis le processus pourrait repartir avant que la Terre elle-même ne disparaisse dans la disparition de son Soleil, de son étoile, un jour ou l’autre… Texte intégral

 

Parution la plus récente de Paul Jorion :

 

Paul Jorion
Mes vacances à Morro Bay
Fayard (15 mai 2019).

On ne s’attendrait pas, spontanément, sous le soleil du littoral californien, à trouver une crêperie picarde où un spécialiste mondial de Baudelaire serait en charge de préparer la soupe à l’oignon. En Amérique, tout est possible, dit-on. Ou serait-ce que, en vacances plus ou moins forcées, l’esprit libre et l’œil ouvert, Paul Jorion se soit simplement rendu disponible aux rencontres les plus étonnantes, aux situations les plus inattendues ?
Car sans doute jamais le mot « vacances » ne retrouve-t-il un sens plus proche de son origine étymologique que quand on est contraint de les prendre sans les avoir planifiées, dans un pays de rêve, certes, mais sans projet. On s’invente des aventures, on magnifie des conversations sans lendemain, mais on mesure chaque jour un peu mieux le peu de place qu’on occupe dans le vaste monde. A moins que, bien sûr, au hasard d’une séance chez une dentiste…

Faisant ici ses premiers pas de romancier, Paul Jorion n’en oublie pas pour autant ses qualités d’anthropologue et de sociologue, troussant en quelques phrases des portraits savoureux, observant tout ce dont les êtres humains sont capables pour se faire apprécier de leurs semblables, et s’incluant dans cette étrange danse de séduction avec une autodérision pleine de sagesse.

Auteur de nombreux ouvrages, Paul Jorion s’est notamment fait connaître par son regard résolument neuf sur l’économie et la finance, qui lui vaut l’attention d’un très large public. Anthropologue, expert en intelligence artificielle et spécialiste de la formation des prix, Paul Jorion jette depuis plusieurs années un autre regard sur l’économie ; il annonçait ainsi dès 2005 ce qui allait devenir la crise des subprimes.

 

 

Photographie en-tête : © Joel Douillet.