Blocage de Laval par les gilets jaunes

17 novembre 2018, les gilets jaunes  à Laval (Mayenne, Pays de la Loire, France) :

 

 

 

Bande son : Gilets jaunes à Laval (17 novembre 2018, en Mayenne, Pays de la Loire, FR).

Macron, rends-nous le pognon !

 

…La honteuse suppression de l’ISF coûte en effet chaque année plus de quatre milliards à l’Etat, et la mise en place d’une flat tax sur le capital, près de cinq milliards en 2018 ! Neuf milliards rendus aux plus aisés, et trois milliards pris aux manants sur leur carburant…

Aujourd’hui, ce gouvernement est en train de saper ce consentement en accablant d’une fiscalité dite écologique ceux qui n’ont pas les moyens de la financer, tout en soulageant de l’autre main une infime minorité qui, à dire vrai, n’en demandait pas tant…
Texte intégral http://www.vududroit.com/2018/11/gilets-jaunes-derangeante-odeur-pauvre/

 

…Rappelons-le, il y a 8% de syndiqués en France aujourd’hui dont la majorité dans la fonction publique. Il y a une abstention massive aux élections et un succès électoral constant de Le Pen avec la montée des idées réactionnaires depuis trente ans en particulier dans les sommets de la société. Ce sont les directions politiques de gauche qui sont à l’origine, une fois au gouvernement, des pires attaques contre les travailleurs. Ce sont des directions syndicales institutionnalisées, intégrées, bureaucratisées qui co-organisent le recul social avec le gouvernement et qui ne cherchent plus à donner une voix à la colère. De ce fait, leurs manifestations saute-moutons ou corporatistes n’entraînent plus grand monde alors qu’il n’y a jamais eu autant de luttes qu’aujourd’hui, mais dispersées…

Confrontés à la destruction des services publics, au détournement de l’argent public par les grands patrons et les banques dans les paradis fiscaux encouragés par l’Etat, ils se demandent pourquoi, eux seuls, continueraient à payer. Ce n’est plus la revendication traditionnelle du patronat et de l’extrême droite contre les charges et les taxes, c’est le combat pour le maintien de la démocratie économique du pauvre, c’est un combat anticapitaliste…

En ce sens, le mouvement des «gilets jaunes» témoigne d’un combat contre la précarité qui se rapproche bien plus des luttes de la jeunesse précarisée en 2016 du mouvement #onméritemieuxqueça contre la loi travail ou des luttes aujourd’hui des livreurs Deliveroo, des femmes de ménages des grands hôtels, des agents de nettoyage des gares, des sous prolétaires des ehpad, des migrants non déclarés, que des manifestations antiparlementaires de l’extrême droite…

la direction de la CGT tente de désamorcer ce qu’il y a de plus subversif dans le mouvement des gilets jaunes qui s’attaquent à l’ensemble du système capitaliste et son représentant politique en tentant de faire rentrer ce mouvement général politique dans celui d’une simple revendication salariale syndicale où les salariés ne deviennent que la masse de manœuvre nécessaire à faire pression sur les négociations…

Texte intégral : https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/231118/gilets-jaunes-renaissance-de-notre-classe-par-jacques-chastaing

 

 

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