7 ième édition du Concours international de piano à Mayenne, concours ouvert aux pianistes de toutes nationalités, âgés de moins de 32 ans.Concours s’appuyant sur deux épreuves : les éliminatoires le samedi (au centre culturel du Grand Nord) et la finale le dimanche (au Théâtre). Avec comme membres du jury : Philippe Vert, Ivan Bellocq, Aquiles Delle Vigne, Anne Queffelec, Michael Wladkowski, Agathe Leimoni, Yuri Bogdanov.

Les candidats de l’édition 2014 : Galina Zhukova (Russie), Anastasia Vorobieva (Russie), Aliya Turetayeva (Kazakhstan), Tetsuya Toei (Japon), Maria Takahashi (Japon), Kristof Szöcs (Hongrie), Hwayoung Song (Corée du Sud), Primavera  Shima (Australie), Eva Schaumkell (Allemagne), Stathis Papamantopoulos (Grêce), Josquin Otal (France), Haruna Ohashi (Japon), Ayako Noguchi (Japon), Kanako Ninomiya (Japon), Haojun Liao (Chine), Mi-Yong Lee (Corée du Sud), Maxim Kulagin (Russie), Oleksandr Kukonin (Ukraine), Kiyoko Harifuku (Japon), Claire Hamon (France), Natanel Grinshtein (Israël), Anna Gints (Russie), Gwendal Giguelay (France), Elisaveta Frolova (Russie), Panagiotis Fountas (Grêce), Dimitris Farmakis (Grêce), Antoine de Grolée (France), Paul-Antoniu Buruiana (Roumanie), Evgeniya Antonova (Russie).

Samedi 11 mai, les jeunes pianistes  jouent à l’ auditorium du Grand Nord, 10 minutes de programme dont une étude de virtuosité (Chopin, Liszt, Scriabine, Rachmaninov, Debussy, Prokofiev, Ligeti, etc .). La concentration de chaque candidat est palpable, avant de commencer à jouer chaque pianiste entre dans une sorte de recueillement d’une dizaine de secondes, en communion de silence on en vient à souhaiter que le candidat ne se plante pas dès les premières notes, d’autant que les oeuvres qu’ils abordent sont en majorité difficiles et nécessitent une virtuosité certaine.

Et visiblement la virtuosité ne suffit pas aux yeux du jury, il faut être avant tout musicien(ne), pas seulement « technicien » du piano, il faut parvenir à faire passer sa personnalité via l’oeuvre jouée, c’est quelque chose de périlleux et d’enivrant à la fois, c’est risqué, c’est comme se lancer dans le vide, arriver à toucher le moi intérieur des autres en extériorisant le sien, en l’injectant dans une oeuvre. Maîtriser une partition d’un compositeur, c’est difficile au niveau technique, il faut faire des gammes tous les jours, on peut être virtuose et rejouer cette partition au plus près avec brio, par contre jouer cette partition et faire passer son esprit, son âme, c’est plus difficile, et quand on passe ce stade on est dans ce qui relève de l’art, la partition écrite transcendée par celui qui la joue, via l’injection de sa bio, de sa compréhension avec le monde, le moi intime qui rejoint l’universel et atteint le moi des autres …

 

A 19 heures 30 les noms des finalistes qui vont se produire le dimanche sont nommés :

Anna Gints (20 ans, russe) : Etude opus 25 n°10 de Chopin, Canzona sérénata opus 38 n°6 de Medtner.

Primavera Shima (31 ans, Australienne, réside à Paris) : Liebestod (Wagner/Liszt), Etude Opus 2 n° 1 de Prokofiev.

Stathis Papadiamantopoulos (13 ans, Grêce)  : Etude Opus 10 n°9 de Chopin, Sonate Opus 27 n°01 (3ème et 4ème mouvement) de Beethoven. Pour un peu de coquillage blanc, Grand Sousta de Hadjidakis.

Fountas Panagiotis (20 ans, Grèce) : Etude Opus n°8 (Chopin), Etude tableau opus 39 n° 1,5 de Rachmaninoff.

Elisaveta Frolova (23 ans, russe, réside à Paris) : Der Zauberlehrling Etude n°10 de Ligeti, L’enharmonique de Rameau, Etude-tableau opus 39 n°1 de Rachmaninoff.

Josquin Otal (21 ans, France) : 5 ème sonate (Scriabine), Etude Opus 10 n°5b de Chopin.

Natanel Grinshtein (19 ans, Israël) : Sonate en Mi Majeur K 162 de Scarlatti. Etude en forme de Valse Opus 52 n°06 de Saint-Saens.

 

Pour la finale au Théâtre, le dimanche, le programme est libre (maximum 30 mn). La salle est pleine,  premier prix ex aequo aux deux pianistes Elisaveta Frolova et Primavera Shima.

Elisaveta Frolova a interprété  la Sonate opus 83 n°7, 1er mouvement de Prokofiev et Réminiscences de Norma S394 de Liszt. Et Primavera Shima, la Ballade n°2 de Liszt et l’Oiseau de feu de Stravinsky (transcription pour piano de Guido Agosti).

Primavera Shima  remporte également le prix du public et des lycéens (j’ai voté pour elle, pour une fois que je vote – depuis 2005 ? – : autant que ce soit pour la virtuosité, l’esprit, la beauté, l’énergie et l’élégance).

2ième prix : Natanel Grinshtein.

3ième prix et prix du jeune talent le plus prometteur : Josquin Otal.

4ième prix : Stathis Papadiamantopoulos.

 

 

Qui néglige la musique ignore l’approche du sublime. Louis Nucera.

 

 

Michael Wladkowski, membre du jury.
Michael Wladkowski, membre du jury.

 

 

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Concours international de piano, édition 2015.