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Books 

Irremplaçables

La relation que nous avons avec le réel est une relation d’invention, ce n’est pas une relation de soumission. (…) Tout l’enjeu des irremplaçables, c’est de ne pas se laisser confisquer la définition du réel, par ce qui serait appelé le pouvoir. @CynthiaFleury— E T (@ET45598117) 20 janvier 2019.

 

Cynthia Fleury
Les irremplaçables
Folio, 2018.

Nous ne sommes pas remplaçables. L’État de droit n’est rien sans l’irremplaçabilité des individus. L’individu, si décrié, est souvent défini comme le responsable de l’atomisation de la chose publique, comme le contempteur des valeurs et des principes de l’État de droit. Pourtant, la démocratie n’est rien sans le maintien des sujets libres, rien sans l’engagement des individus, sans leur détermination à protéger sa durabilité. Ce n’est pas la normalisation – ni les individus piégés par elle – qui protège la démocratie. La protéger, en avoir déjà le désir et l’exigence, suppose que la notion d’individuation – et non d’individualisme – soit réinvestie par les individus. «Avoir le souci de l’État de droit, comme l’on a le souci de soi», est un enjeu tout aussi philosophique que politique. Après Les pathologies de la démocratie et La fin du courage, Cynthia Fleury poursuit sa réflexion sur l’irremplaçabilité de l’individu dans la régulation démocratique. Au croisement de la psychanalyse et de la philosophie politique, Les irremplaçables est un texte remarquable et plus que jamais nécessaire pour nous aider à penser les dysfonctionnements de la psyché individuelle et collective.

Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, professeur associé à l’école des Mines de Paris, dirige également la Chaire de Philosophie à l’Hôpital (GHT Paris-Psychiatrie et Neurosciences).

Cynthia Fleury présente son ouvrage « Les irremplaçables » :
« …la porte d’entrée du réel c’est l’imagination, le réel est issu du possible, c’est pas le réel qui crée du possible… La relation que nous avons avec le réel est une relation d’invention et non de soumission… Ne pas se laisser confisquer la définition du réel… Penser c’est agir… Le réel est d’abord une construction du langage… Cette lutte pour la langue, pour la verbalisation, cette tentative de verbalisation de ne pas se faire voler le langage, de ne pas être attrapé par la novlangue contemporaine qui nous vend un mot pour un autre… »
https://www.youtube.com/watch?v=ohSYcOVrUkg

Entretien avec Cynthia Fleury :
https://www.youtube.com/watch?v=L2FY1LFCA_k

 

 

 

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