Pas d’argent pour les photos !

Landscape of the grove of Northern Mayenne in the spring (April), meadows separated by hedges, detached houses, near Mayenne city, 'Pays de Haute Mayenne' (Loire country, France).

Jamais fait appel à mes services sur 30 ans de photographie !

Une cession de droits via agence, pour un livre publié en France : format de la photo, tirage du livre, titre du livre, nom de l’éditeur, date de parution : données non communiquées par l’agence! Photographie payée des clopinettes ! -1- Je n’alimente plus cette agence !

Un paysage du nord Mayenne, en bordure de la ville de Mayenne, une belle lumière de printemps, prise de vue du 19 avril 2012, en fin d’après-midi. Nous sommes dans le pays de Mayenne, ou encore, le pays dit de « Haute Mayenne »… Structures qui n’ont jamais fait appel à mes services sur 30 ans de photographie!

 

Un peu partout en France

Idem toutes les autres structures institutionnelles, de la petite commune jusqu’aux structures les plus importantes, pratique de boycott des auteurs que l’on retrouve un peu partout en France. Ils iront jusqu’à organiser des concours ramasse photo pour encore mieux nous  » remercier « ! Voire même, le comble,  nous facturer des déchets professionnels fictifs ! (3). Et nous insulter en permanence avec des visuels « libre de droit » [fiction juridique] « pêchés » sur le net ! Ou au mieux payer trois francs six sous des visuels aseptisés (toujours en « libre de droits« ) à des sociétés hors la loi, sociétés des « voyous-offshore » (les microstocks) abonnés au dumping social extrémiste…
Sans oublier les pratiques de crowdsourcing (récupération des photos des amateurs via sites web formatés pour le « ramassage »), pratiques qu’ils n’hésiteront pas à légitimer avec une thématique de « partage », de « citoyenneté », de « participation citoyenne »… (ce stade de fourberie c’est celui de la novlangue d’Orwell) . Et les inévitables tapeurs de photos et de vidéos (bientôt on va me taper des livres ! -2-) qui nous prennent pour des larbins à leur service (tellement ce qu’ils font est essentiel et au centre du monde) et considèrent que nous pouvons vivre d’amour et d’eau fraîche… Sans oublier les exploiteurs abonnés au cynisme et à la manipulation qui en guise de paiement nous proposent de la « notoriété », de la « visibilité » du fait de mentionner notre nom sur leurs supports en ligne et autres papiers, ou du fait d’exposer nos tirages dans leurs espaces (alors que la mention du nom de l’auteur n’est pas une faveur à accorder  à l’auteur, mais une mention légalement obligatoire…), le tout bien entendu sans le moindre versement de droits d’auteur ! Et les amateurs qui donnent leurs tofs aux villes, c’est pas mal également pour envoyer les pros au trou… en plus çà les amusent (Ils sont restés au niveau de leurs cerveaux au stade reptilien) !

Leur système parfumé de « participation citoyenne », consiste à réaliser eux-mêmes le maximum de travaux en matière de com ! Tout faire eux-même en cercle fermé, parfois, en piochant et en volant des auteurs sur le net quand ils n’ont pas la matière première sous la main (voire même, en copiant nos pratiques de com, en nous vampirisant). Réduire au maximum les coûts de fonctionnement, point final ! Peu importe les dégâts collatéraux !

 

Des fantômes économiques d’un genre particulier...

C’est curieux, nous montrons les territoires sous leurs meilleurs aspects depuis des décennies, y compris avec des publications sur la France, l’Europe et autres pays (directement ou via des agences photo), et « au mieux », quant éventuellement on s’adresse à nous, c’est pour nous prendre pour des larbins censés donné leurs travaux ! Nous sommes censés être, nous auteurs, des « gars sympas », c’est à dire, de manière non dite, nous sommes censés nous installer dans une sorte de position sociale d’ « auto-esclaves », des fantômes économiques d’un genre particulier..

C’est impressionnant toute cette ingénierie déployée pour se passer de nos services !

Quel « talent » dans l’accompagnement des forces vives locales !

Nous aurions, nous auteurs,  une deuxième vie que ça ne changerait rien !

« Bravo » et Noyeux Joel dans vos bureaux bien chauffés !

JD (hiver 2017-2018).

 

 

Profession : pêcheur de tofs sans auteur !

Fin avril, début mai 2018, sur Mayenne ville :

_1600718

Une fois de plus -a- le festival de piano de Mayenne est « international » jusqu’à l’affiche : la photographie utilisée pour l’affiche est celle d’un photographe professionnel basé à San Salvador (Amérique Centrale). Problème :  cette photo « pêchée » sur le net par le service com de Mayenne Communauté, a été utilisée pour l’affiche sans en informer l’auteur, sans mention de son nom sur le support et sans communication d’un justificatif (d’un exemplaire de l’affiche), et bien entendu sans le payer … (y’ a même pas le nom de l’imprimeur sur l’affiche!).

Derrière chaque photo un auteur -une évidence !-,  il faut que l’auteur soit informé de l’utilisation – c’est basique! – , avec par exemple une demande de tarif de la part du client pour l’utiliser  sur une affiche (après accord sur le montant des droits entre les parties), que la photo soit sur le net ou ailleurs, le net n’est pas une photothèque où on peut se servir ni vu ni connu pour faire de la com sans dépenser un cent sur le dos d’un auteur !

Quant vous êtes sur le marché de Mayenne, messieurs-dames de la com institutionnelle, vous y allez avec un masque, vous vous servez et vous repartez incognito sans payer ? Et si le vendeur arrive à vous choper vous lui répondez : « Prouvez moi que cette marchandise est bien à vous ? » C’est ce que vous appelez de la « participation citoyenne » ?

 

Dans le système de ces messieurs-dames, nous auteurs : nous sommes en trop, excepté nos travaux, quand il sont récupérables incognito, pour de la com dans notre dos, sans avoir le moindre compte à nous rendre !
Comme l’écrivait Daniel Castets en 2012 : « [Au photographe] On lui vole son droit moral, son droit patrimonial et cela avec un cynisme dégoûtant. » ! Voilà la bonne expression pour ce genre de pratique : cynisme dégoûtant ! Cynisme en couple avec une certaine mesquinerie !

 

mario-pleitez-piano

La photographie de piano de Mario Pleitez date du 21-06-2009, prise à 10h13mn27 secondes, à F1.8 au 1/20e, Canon Eos Digital Rebel Xsi, équipé d’un 50 mm F1.8 II, photo déposée sur son compte Flickr ( supprimé par l’auteur depuis) :

https://www.flickr.com/photos/alfinaldeesteviaje/

 

Photographie utilisée de manière licite sur un blog :

http://www.davidsantistevan.com/worship-artist/

Site qui respecte le droit de l’auteur à être mentionné (voir en bas de l’article) :

Photo Credit: Mario Pleitez (Flickr)

 

Comment se fait-il que l’auteur du site davidsantistevan.com crédite licitement l’auteur de la photo et qu’un service com ne puisse pas le faire ?

Quand on ne conçoit pas dépenser un cent pour une photographie : l’auteur deviens fantomatique pour le « pêcheur de tofs », il n’existe plus…, y’ a pas d’auteur [métadonnées absentes, prétexte fallacieux pour « acquérir » l’image], donc y’ a personne à payer… [En droit français, pourtant c’est simple : il faut l’accord écrit de l’auteur pour utiliser ses photographies -avec ou sans métadonnées !-].
De la promo culturelle sur une ville et 33 communes (ailleurs ? Autres supports : programme, flyers… ?) sous forme d’affiche grand format avec 0 euro pour l’auteur de la photographie… (sans même le contacter, sans mentionner son nom, et bien entendu sans communication d’un justificatif : 3 obligations légales non respectées) : « Bravo » ! « Talent » ! On vous dit « Merci » pour autant de « préoccupation » pour le développement de nos activités !

Comment se fait-il qu’une structure de type institutionnelle, puisse avoir une pratique iconographique aussi légère (euphémisme) ? N’allons pas jusqu’à parler sur le mode sémiotique, le terme d’iconographie est déjà beaucoup trop inadapté vu l’activité pratiquée…

Quelle est donc l’intitulé de cette nouvelle profession qui consiste à pratiquer la pêche à la tof sans auteur (soit disant sans auteur), dans le but de ne pas verser un cent à  l’auteur (considéré comme étant un auteur fantôme) ?
« Précarisateur » de pros de l’image ? Diplôme requis : BTS en Bricol ‘ Com ? Université Bricol ‘ Sup ?

Quelle est donc la nature de cette « icono-politique » du « pas d’argent pour les photos« , dont la pratique (réitérée depuis de nombreuses années) consiste à faire de la com sur le dos de photographes de l’autre côté de l’Atlantique & co,  à insulter et précariser les pros locaux (dumping social poussé à son maximum), à avilir la profession de chargé de com (le rôle d’un chargé de com est de respecter le code de la propriété intellectuelle et non l’inverse, de manière à ce que le responsable éditorial ne puisse avoir de problèmes -en matière de contrefaçon par exemple-) ?

 

Concours de piano, Mayenne 2014
-a- A des éditions précédentes, celle du concours national et celle du concours international, c’était la même pratique, affiche sans mention du nom de l’auteur (photo « pêchée » sur le net, auteur : un amateur américain, jamais informé de l’utilisation de sa photographie).
Mettre en concurrence les pros locaux avec des amateurs américains,  c’est sans doute ce que ces messieurs-dames appellent de la « démocratie participative » !
J’ai d’autres exemples de com « libertarienne-néolibérale » avec comme finalité celle de l’exclusion sociale, sous la main, à « offrir », c’est gratuit !

 

_1620816

Com pour les festivals mayennais 2018, photo (non signée) d’un concert dans un pays de l’est, photographié par une photographe basée dans un pays de l’Est de l’Europe, photographe pro qui laisse ses travaux aux banques d’images en « libre de droits » (système qui piétine la loi française, le CPI) et à tarifs cassés (dumping social extrémiste), elle signe avec un pseudonyme, comme le font la plupart des pros qui laissent leurs travaux à ce genre d’officines, ils savent très bien que c’est la honte d’accepter le système dominant et de brader ses photographies comme le font les amateurs (ils ne savent même pas qui utilisent leurs tofs et sur quels supports !).

Le « libre de droits » c’est ce qui existe avant tout, avec une existence bien marquée, celle de l’existant économique, la loi du marché, la loi du plus fort, dont la finalité consiste à  bouffer l’autre, le « libre de droits » c’est la norme de l’iconographie offshore (au-dessus des lois des Etats-Nations  -modèle des transnationales), une norme qui étouffe le droit d’auteur, qui l’annihile, une norme utilisable à partir de 0,75 cents d’euros, une lame de fonds … qui arrange beaucoup de monde, le public comme le privé, … Leur système est à des années lumière de la moindre particule de déontologie photographique ! Talon de fer iconographique !

 

 

gratuit

Création de l’affiche : Morghane Mestriaux, Clara Cousin et Anais Monnot.
http://www.leclubdesad.org/archives-creatives/archives/zoom/club-des-directeurs-artistiques-21234

 

Hastags twitter #payetonauteur  #auteursencolere #auteursendanger

La photographie française étouffe

La situation des photographes s’aggrave

Le « Libre de droits » : fiction juridique

Créatif en promo !

Tavailleur gratuit !

L’internationale du « gratuisme »

L’art de gouverner ses esclaves, Jerry P. Toner, Presses universitaires de France (2015).

Droit d’auteur et microstocks

Le service communication d’une mission interministérielle fait sa déco avec un microstock

Courrier-public-dun-photographe-president-de-cdt

Hadopi-le-droit-dauteur-des-photographes

Témoignage d’un photographe graphiste

Les Banques d Images Les Forcats du Cybermonde Part 1

Les Banques d Images Les Forcats du Cybermonde Part 2

Une « commande » de reportage « photo audio vidéo » sur Indeed :
https://www.indeed.fr/voir-emploi?jk=a9a7030f7ca85b3f

Les Mairies, les Conseils Régionaux, les Conseils Généraux, les Comités Départementaux du Tourisme, les Conseils Régionaux du Tourisme, la quasi totalité des diffuseurs font supporter leur propre crise sur le plus faible de la chaine, le photographe…
http://passionplus.free.fr/page4/styled-9/styled-13/index.html

 

 

Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi.
Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison
de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.
Art 5, Préambule de la Constitution de 1946.

 

Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires,
des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues.
Hannah Arendt.

 

N’attendez jamais rien, de quiconque.
Ce qui viendra sera alors un bonus.
Frank Zappa.

 

Le monde ne récompense pas l’honnêteté et l’indépendance, il récompense l’obéissance et la servilité.
Comprendre le pouvoir, deuxième mouvement, Noam Chomsky.

 

Dans des temps de tromperie généralisée, le seul fait de dire la vérité est un acte révolutionnaire.
George Orwell

 

Au Moyen-Age on brulait en place publique les « non-cireurs de bottes » sur
un bûcher avec des
fagots, au XXIe, on les boycotte professionnellement, c’est
beaucoup plus discret et tout aussi efficace [quoi que…] !

Monsieur Cyber-Ubu.

 

-1- Cessions de droits à des tarifs ridicules compte tenu de l’omniprésence du système « libre de droit« , système illicite de casse du droit d’auteur, système de dumping social le plus extrémiste qui soit, système anti-républicain !

-2- C’est fait, on m’a « tapé » des livres !

Note : il y a un « talentueux » monsieur qui fait en sorte que ce billet disparaisse du « TOP POSTS », ce « talentueux » monsieur (qui doit sans doute être un grand « démokrate ») perds son temps !

-3- Dans la sphère « auteur – photographe » (pour aller vite), il y a le haut de gamme, le moyen de gamme, le bas de gamme… (appréciation sociale, droits sociaux ) :

Haut de gamme : les photo-journalistes salariés (salaire qui tombe chaque mois), espèce en voie d’extinction.

Moyen de gamme : les photographes pigistes,  donc payé à la pige, au coup par coup (pige = régime salarial), espèce en voie d’extinction.

Bas de gamme : auteur-photographe, payé en droits d’auteur, y compris par des supports presse qui ne veulent pas payer les charges sociales salariales des piges salariales. Espèce peut être menacé prochainement dans sa totalité… On va sans doute faire en sorte, sournoisement, de nous imposer le statut d’auto-entrepreneur (système juteux pour le néo-libéralisme, et système de précarisation intense pour les auteurs).

Très bas de gamme : les photographes auto-entrepreneur, statut demandé par de plus en plus d’acteurs économiques, voire même par des supports de presse et par des éditeurs de livres ! Espèce en voie de développement.

C’est le bas de gamme et très bas de gamme (stades où la précarité est la plus vive) qui payent des déchets pros fictifs ! Le comble du comble consisterait à faire payer des déchets pros fictifs aux CLP (correspondants locaux de presse), ces journalistes hyper sous-payé, voir même pas du tout payé ! (D’où le turn-over intensif…). Journalistes qui relaient à longueur d’année les belles actions des messieurs-dames, responsables éditoriaux des services de com du secteur public…

Microentreprise, une machine à fabriquer des pauvres